
Le grandeur nature "Les larmes de Bouddha" s'est déroulé sur les terres du seigneur Etchu, qui avait envoyé des émissaires chez les seigneurs voisins, dont les terres se trouvent de l'autre côté des montagnes qui bordent les siennes. Il les invitait à des tractations devant déboucher sur des alliances militaires.
Plusieurs daïmyos ont donné une réponse positive aux messagers du seigneur Etchu. Il faut dire qu'on ne refuse pas une telle invitation, la politesse l'interdit. De plus, les émissaires ne sont pas obligés d'accepter les conditions du seigneur Etchu lors des tractations, et il est toujours bon de savoir de quoi il en retourne, ainsi que la nature de la menace qui pèse sur le seigneur Etchu.
C'est dans cet état d'esprit que les diverses ambassades (les équipes de joueurs) se sont mises en route. Mais le chemin jusqu'au domaine du seigneur Etchu est parfois long, et toujours semé d'embûches. C'est ce dont s'aperçurent les différents groupes d'émissaires ; certains furent retardés, d'autres n'arrivèrent jamais à destination.
Cette demande d'aide militaire était cependant étrange, quand on pense que le seigneur Etchu est l'un des plus puissants daïmyos de Shinkatsu...
A leur arrivée les délégations commencèrent d'installer leur campement à proximité du palais, sous l'il autoritaire et les ordres d'un Atamoto.
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Soudain, alors que les délégations étaient en train de s'installer, un samouraï arriva du pont en courant, criant à l'aide. Surgit alors une horde sauvage de bakemonos, la menace se précisait plus tôt que prévu. Un daïoni dirigeait les bakemonos: de loin le plus puissant, il défiait les samouraïs les plus courageux . Il criait son nom à la face de ses ennemis: "Je suis le Premier, misérables humains, et je vais vous écraser!" Mais les samouraïs ne se laissèrent pas détourner par la peur de la voie du guerrier et le combat fut sauvage. Grâce à l'Atamoto du seigneur Etchu, le Premier et sa horde furent repoussés. De nombreux blessés gisaient sur la pleine et il devint vite évident que le Premier n'avait pas voulu anéantir les humains, juste les défier et éprouver leurs forces.
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Le conseiller du seigneur Etchu fit appeler les émissaires pour rencontrer son daïmyo. Ils se retrouvèrent dans la grande salle du palais. Le seigneur Etchu était installé sur son trône, entouré de toute sa cour. C'est son conseiller qui s'adressa à l'assistance, le seigneur Etchu lui chuchotant ses indications à l'oreille. Le conseiller salua donc l'arrivée des émissaires, et les remercia d'avoir répondu à l'invitation de son Daïmyo.
Un samouraï rentra alors précipitamment, et s'adressa au seigneur Etchu : "Seigneur..." Il n'eut pas le temps d'en dire plus. Un Atamoto se rua vers lui, et le décapita. "En présence du seigneur Etchu, on demande la parole, et la mort est la punition de celui qui la prend de force !"
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Le conseiller indiqua aux délégations que le seigneur Etchu allait offrir le thé aux samouraïs responsables de chaque ambassade. Le seigneur Etchu se leva et, suivi du conseiller et de ses samouraïs, se dirigea vers la salle du thé. Les autres émissaires en profitèrent pour aborder les différents membres de la cour et glaner des informations sur la situation.
A l'instigation de Misake (le conseiller du seigneur Etchu) et de l'un des atamotos, une grande chasse au tigre fut organisée. En effet, un tigre avait été aperçu dans la région, il avait attaqué plusieurs villages et tué plusieurs hommes. Une récompense de 30 kokus serait versée au samouraï qui rapporterait sa tête.
Un petit groupe débusqua finalement le tigre. Celui-ci était blessé et combattait des bakemonos. Les émissaires présents affrontèrent les bakemonos, puis s'approchèrent du tigre. Ce qu'il advint de lui nul ne le sait. En tout cas, personne n'est venu réclamer la récompense...

Pendant ce temps, le seigneur Etchu pratiquait la cérémonie du thé, assisté de sa geisha. Puis il commença à leur parler. Il leur annonça que le Premier allait bientôt attaquer ses terres, car il savait que le seigneur Etchu est l'un des rares à pouvoir le contrer. Et si lui se faisait détruire, que pourraient faire les seigneurs locaux dispersés face aux armées démoniaques ? Pour l'instant, il était un rempart, mais plus nombreuses seraient ses troupes, meilleures seraient les chances de vaincre le Mal. Il aurait voulu faire appel à plus de seigneurs, mais il n'avait contacté que ceux qui étaient assez proches pour répondre à l'imminence de la situation. Et bien que tous aient répondu favorablement, des ambassades manquaient encore à l'appel, mais il ne pouvait plus se permettre d'attendre. Le soir même, après le repas, il recevrait chaque ambassade au complet pour répondre à leurs questions et recueillir les bases qui rendront l'accord possible. Les ambassadeurs rejoignirent leurs groupes respectifs, et s'attachèrent à résoudre leurs quêtes.

Il y eut aussi un incident, un être difforme parvenant à s'enfuir de l'école de magie, pour y être finalement ramené et exécuté.
Chaque délégation fut reçue en privé par le seigneur Etchu (et par son conseiller...). Le daïmyo fit tout pour obtenir l'aide des différents groupes, tout en leur faisant comprendre qu'il y allait de leur intérêt. Une seule délégation refusa, il lui fut demandé de se tenir à l'écart des autres et de quitter les terres du seigneur Etchu dès le lendemain matin... Les autres furent conviées dans la plaine à une petite cérémonie, où le daïmyo les remercierait pour leur aide...
Alors que le seigneur Etchu prenait la parole, on entendit des cris au loin, du côté du palais. Personne n'osa bouger : s'éclipser aurait été une marque d'irrespect envers le daïmyo et vu l'importance qu'il attache à l'étiquette... Soudain, le seigneur Etchu fut pris de convulsions, et s'effondra dans un cri. Au bout de la plaine de la fumée et des grognements... Une porte venait d'être ouverte vers le plan des démons et on entendait déjà les bakemonos répondre à l'appel du sang ! Alors que Shub-Suna, le Grand Shugenja du seigneur Etchu se précipitait à son chevet, les samouraïs de la garde personnelle du daïmyo se regroupèrent pour protéger leur seigneur. De la porte surgit une horde de bakemonos, les samouraïs des délégations engagèrent le combat, tandis qu'on évacuait le seigneur Etchu vers le palais en toute hâte. Une fois encore, les troupes du Premier furent repoussées.

De retour au palais, on appris que la dernière délégation restée au campement avait été attaquée elle-aussi, mais par les samouraïs du daïmyo : le seigneur supportait très mal qu'on ose lui dire non !
Au palais, toute la cour était en émoi, et les discussions allaient de bon train. L'atamoto présent lorsque le seigneur Etchu était tombé s'en voulait à mort, disait-on.
On finit par apprendre par un shugenja de l'école de magie que le seigneur Etchu était dans un profond coma. Son état était critique, et il avait peu de chances de survivre.
Profitant de la confusion, un voleur s'introduisit dans la grande salle de l'école de magie et déroba des parchemins illisibles ainsi qu'une pierre mystérieuse, mais on ne découvrit le vol que plus tard... quand un groupe d'onis débarqua dans le palais !
Profitant de la confusion ces onis investirent la salle du trône, tuant tous les samouraïs qui osaient venir les affronter et réclamant haut et fort leurs "parchemins", sans quoi ils détruiraient les lieux ! Ça et là il menacèrent d'exécuter des otages.
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On finit par comprendre que le seigneur Etchu s'était lié par la magie à un petit groupe d'onis, dont il faisait son arme secrète. Pour ce faire, il avait utilisé un parchemin magique pour chacun d'eux.
Les onis s'énervèrent et réclamèrent le Grand Shugenja, lui devait savoir où étaient les parchemins. Quand Shub-Suna apprit la nouvelle, il quitta prestement le chevet de son maître pour foncer à la grande salle de son école. Les parchemins avaient disparu ! Pire, la pierre de pouvoir avait elle-aussi été dérobée ! Que faisait donc les samouraïs de ce palais, des têtes allaient tomber si on survivait à ce désastre. Surtout ne rien laisser paraître aux délégations. Mais sans les parchemins, il ne pouvait pas contrôler les Onis ! Paniqué, il décida de faire la seule chose sensée : il se rendit, accompagné d'un de ses élèves au cercle d'invocation, le seul endroit où il était protégé d'eux, et fit savoir aux démons qu'il les attendait là.
Ceux-ci furent prompts à venir, et les délégations suivirent des près. Les démons se firent menaçants: bien sûr, Ils ne pouvaient pénétrer à l'intérieur du cercle, mais ils pouvaient forcer l'un des membres des délégations à l'effacer ! A contrecur, Shub-Suna finit par admettre qu'on lui avait dérobé les parchemins, que le voleur devait se trouver parmi les membres des délégations. Cela détourna la colère des onis et le Grand Shugenja disparut furtivement.
Les délégations étaient de nouveau directement menacées. Un shugenja de l'école de magie, qui traînait par là, apprit au chef d'une des délégations que plus les onis restait sur ce plan, plus ils s'affaiblissaient... Rapidement le mot passa, et on joua la montre (euh... le sablier). Finalement, les onis furent obligés de repartir mais jurèrent de revenir.
Le reste de la nuit se passa à peu près tranquillement. Quelques ninjas rodèrent près du campement, il y eut des escarmouches. Ces ninjas semblaient vouloir dérober certains objets, des pièces d'armures... Certains parlèrent d'un esprit invisible, peut-être un esprit animal, qui rodait sur les lieux et dérobait les armes de certains pour les mettre dans les mains d'autres personnes...

Le soleil était déjà haut quand la vie au palais sembla retrouver un semblant d'organisation. Les samouraïs du daïmyo patrouillaient dans et autour du palais. Parmi les membres de la cour, des rumeurs circulaient : Le seigneur Etchu serait mort, un des atamotos se serait disputé avec Misake sur les mesures à prendre, les shugenjas de l'école préparent quelque chose...
Tout le monde fut à nouveau convié dans la plaine. L'atamoto chargé de la protection du seigneur Etchu le soir précédent, se reprochant de ne pas avoir su protéger son seigneur, allait se faire seppuku afin de racheter son honneur.
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Plus tard, le Grand Shugenja demanda à parler aux shugenjas des délégations : la contrée était maintenant prisonnière d'une sphère magique qui empêchait quiconque de pénétrer ou de sortir (cette sphère était le résultat d'un sortilège lancé en prévision par son maître). Il avait aussi senti une force maléfique puissante qui grouillait aux abords des deux mondes (le monde physique et celui des esprits). Une armée démoniaque était en train de se préparer à envahir Shinkatsu. Il fallait absolument détruire le Premier : l'armée, sans son chef, se disperserait. Il n'en savait pas plus et devait continuer ses recherches. Aux délégations de prendre leurs responsabilités...
La délégation Aka mis une condition à leur participation : qu'on lève la malédiction qui planait sur eux. Jusque là, on leur avait répondu que c'était impossible. Une cérémonie fut pourtant promptement mise en place à l'école de magie, elle fût dirigée par le premier élève du Grand Shugenja, Kegatsu, sous l'il attentif de son maître.
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Puis on découvrit une grotte sacrée, dont l'entrée semblait interdite à tous.
On consulta tous les parchemins de la bibliothèque du palais, à la recherche d'une solution. Certains y trouvèrent des sortilèges qu'il purent apprendre, d'autres furent sujets à certaines malédictions bénignes qui se dissimulaient entre les lignes de vieux parchemins. On découvrit deux parchemins parlant d'anciennes légendes : celle de Bishamon et de son armure, et celle des Larmes de Bouddha.

Le grand prêtre vint parler aux gakushos. La statue de Bouddha pleurait. Bouddha n'avait plus de pouvoir sur cette contrée, le Mal la pourrissait de plus en plus. Il fallait aller combattre le Premier sur le plan des esprits !

L'un des shugenjas de l'une des délégations apprit à son seigneur qu'il connaissait un sort permettant de faire passer une personne physique dans le plan des esprits, au moyen d'une porte. Consulté à ce sujet, Shub-Suna indiqua qu'avec un objet magique de forte puissance on pourrait agrandir la porte, mais qu'il faudrait aussi un catalyseur, et un lieu particulier.
Dans l'après-midi, les bakemonos se firent plus pressants, ils s'introduisirent jusqu'au cur du palais, mais furent repoussés par l'atamoto et les samouraïs présents.

En relisant, la légende de Bishamon une des délégations identifia la plaine de Masaru comme un endroit saint.

On appris qui était le voleur de l'école de magie : un
samouraï sans honneur, à qui l'atamoto accorda quand même
le droit de se faire seppuku.
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Le grand prêtre recueillait de son coté les larmes de Bouddha, qu'il confia aux gakushos.

Tard dans la journée, l'une des délégations ramena la moitié du cur d'un Tatsu !

Il faisait déjà nuit quand tout fut enfin prêt, les shugenjas rassemblèrent leur puissance magique et ouvrirent la porte vers le monde des esprits, tandis que le Grand Shugenja assemblait les composants du sort. Le Premier et ses troupes attendaient les humains de pied ferme. Pourtant ils furent surpris par leur charge enragée ! Le premier fut abattu ! Un samouraï lui coupa la tête pour la ramener comme trophée.
Misake, le conseiller, fit préparer en toute hâte un repas de fête pour marquer la victoire. Tout le monde était déjà assis à sa place, quand le seigneur Etchu fit son entrée, complètement remis, et accompagné de tous ses shugenjas. Son premier geste fut de congédier son conseiller. S'en suivit un long, très long silence... Finalement, il remercia ses invités et ordonna que le repas commence (de sa propre voix !). Il y eut aussi un échange de regard avec le grand prêtre, qui finit par s'enfuir et se réfugier dans son temple.

Le daïmyo dit aux ambassadeurs qu'il n'avait plus besoin d'eux, ni de leurs seigneurs, mais qu'il respecterait quand même les accords passés. Il quitta la salle en plein repas.
Il ressortit rapidement des discussions que le seigneur Etchu avait changé. Le grand prêtre refusa de dire ce qui l'avait poussé à se réfugier dans son temple. Alors qu'il en sortait pour s'expliquer, un groupe de ninjas tenta de l'assassiner. Il demanda ensuite asile aux délégations pour qu'elles le protègent.
Un samouraï remis à Etchu son trophée, la tête du Premier. Celui-ci se montra énervé puis il demanda qu'on fasse un magnifique coffret pour y mettre la tête.
On appris aussi, qu'un certain Hitoru, une puissance maléfique, rôdait dans les parages. On aurait vu des morts-vivants, des vampires et encore des bakemonos à proximité du palais.
Alors qu'on s'enfonçait dans la nuit, les attaques de morts-vivants se firent plus pressantes. Eux aussi, semblait-il, cherchaient à se procurer des pièces d'armure...

En pleine nuit, Hitoru se dévoila, avec ses troupes. Il tenta d'attaquer le temple pour y récupérer quelque chose. Le grand prêtre et son Yamabushi parvinrent à le repousser, au prix du sacrifice de ce dernier. Les morts s'amoncelèrent, certains allèrent grossir les rangs des morts-vivants.
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Plus tard l'atamoto fut vampirisé. On l'enferma dans l'école de magie en attendant de trouver un moyen de le guérir !
Plus tard encore, les morts vivants attaquèrent à nouveau le temple. Le temple fut assiégé. Le Grand Shugenja usa de toute la puissance de sa magie, les incinérant sur place et parvint à repousser la menace.
Quelques instants plus tard, le seigneur Etchu sortit de ses appartements, dans une colère furieuse : qu'arrivait-il à son fils (l'Atamoto) ? Un seigneur nécromant devait rôder dans les parages, et ses troupes de morts-vivants allaient sans cesse grossir. Il fallait trouver le lieu consacré d'où ce nécromant lançait ses offensives et le détruire. Et puis, que manigançaient donc le grand prêtre et le Grand Shugenja ? Les deux se réfugièrent au campement des délégations où il passèrent la nuit. En partant, le grand prêtre affirma que cet Etchu n'était pas le vrai : il ressentait une sensation étrange en sa présence.
Le Grand Shugenja réfléchit toute la nuit. Au petit matin il émit l'idée que l'esprit d'Etchu n'était plus là, que le Premier avait pris sa place en feignant d'être terrassé et qu'il faudrait aller dans les marais maudits pour le récupérer. C'est en effet là que se trouvent les esprits qui se sont fait déposséder de leurs corps. Il pourrait ouvrir une porte vers ce lieu pour les shugenjas, il faudrait alors récupérer l'esprit du seigneur Etchu parmi les autres grâce à la pierre de pouvoir, qui avait la faculté de contenir un esprit. Ce plan fut mené à exécution, et l'esprit du daïmyo fut attiré dans la pierre par son appétit de pouvoir.
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Les chefs des délégations se réunirent ensuite pour décider d'une stratégie pour combattre le Premier. Comme il était maintenant clair qu'au sein de chaque délégation on possédait (ou on s'était fait dérober) une pièce de l'armure de Bishamon, le Gizo des victoires, il fut proposé d'attirer à la fois le Premier et Hitoru avec les pièces restantes. Mais les discussions se poursuivaient et on ne semblait pas pouvoir parvenir à un accord. Le grand-prêtre rappela les paroles du seigneur Etchu : Hitoru devait avoir un endroit consacré, où son pouvoir affluait. Peut-être qu'en détruisant cet endroit, on pourrait se débarrasser de lui et de ses morts vivants. Quelqu'un émis alors l'idée de libérer l'atamoto et de le suivre jusqu'au repère d'Hitoru ce qui fut fait. Là, autour d'un mon de pouvoir, se trouvaient Hitoru et une horde de morts-vivants. Tandis que les samouraïs combattaient les morts-vivants, le samouraï qui était à la tête de la délégation Ishida affronta Hitoru, protégé à force de sortilège par Shub-Suna. Tout à coup, alors que le combat tournait à l'avantage des humains, un esprit-renard, un Kitsune, surgit de nul part et brisa le mon maudit. Les morts vivants s'écroulèrent et Hitoru s'enfuit.
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Restait à vaincre le Premier. Pour cela il fallait parvenir à
mettre en contact le corps du seigneur Etchu et son esprit (la pierre
de pouvoir). Les discussions recommencèrent, mais furent interrompues
par l'arrivée du Premier (dans le corps du seigneur Etchu). "Vous
savez qui je suis, misérables humains ! Eh bien, plus rien ne justifie
désormais que je vous laisse en vie !"
Shub-Suna usa d'un puissant sortilège pour se rendre invisible
et s'approcha du Premier. Alors qu'il allait toucher le corps du seigneur
Etchu, le Premier se saisit de lui et broya la pierre. Tout était
perdu ! On ne sait toujours pas comment le Premier a eu vent de l'existence
de la pierre de pouvoir et du danger qu'elle représentait pour
lui...
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Heureusement, le Grand-Prêtre avait un atout dans sa manche. Il avait envoyé son Yamabushi récupéré quelque chose, au fond de la grotte sacrée : un parchemin saint d'une puissance phénoménale et qu'il venait juste de déchiffrer. Quand le Premier broya la pierre, il prononça à haute voix l'antique formule qu'il contenait et le Premier fut renvoyé dans son plan, l'esprit du seigneur Etchu regagna son corps.
Certains shugenjas voulurent poursuivre le Premier dans le plan des esprits pour l'achever, ils furent reçus par des bakemonos. Heureusement, une grande cérémonie permit de ramener leurs esprits dans leurs corps.
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Etchu fit un petit discours et remercia les ambassadeurs, il honorerait les accords passés avec eux. "Que ce jour soit un jour de fête et de réjouissance pour tous !"
Certains paysans affirmèrent aussi avoir entendu la voix du Premier, qui disait quelque chose comme : "Je reviendrai et ma vengeance sera terrible !"